KILIMANDJARO
Récit
d'une ascension.
En
fait , le Kilimandjaro est une montagne composée de trois volcans
éteints : le Shira à l'ouest, culminant à 3 962 mètres
d'altitude, le Mawenzi à l'est, s'élevant à 5 149 mètres
d'altitude, et le Kibo, situé entre les deux autres et dont le pic
Uhuru à 5 895 mètres d'altitude constitue le point culminant de
l’Afrique. Quand on parle de l’ascension du Kilimandjaro, il
s’agit en fait de l’ascension du Kibo.
Huit
heures de vol sur Ethiopan Airlines nous amènent à Addis-Abeba, en
Ethiopie. 5470km. Huit heures à survoler l’Europe, la Méditerranée
et l’Afrique. La magie du voyage opère déjà. Escale de quatre
heures dans la capitale éthiopienne. Voir « Kilimandjaro »
sur les panneaux…
Encore
deux heures de vol jusqu’à Kilimandjaro-Airport. Nous sommes à
bord d’un Boeing 787 flambant neuf. Il s’agit d’ailleurs de son
premier vol avec passagers ce qui nous vaut un accueil particulier à
l’arrivée…Baptême, musique, presse…
Kilimandjaro-Airport.
890m d’altitude. 27°c. 12h57. Nous y sommes. Nous sommes en
Afrique. Deux heures de trajet en minibus jusqu’à Arusha. Nous
prenons le cuisinier au passage.
Arrivée
à notre hôtel. Abed, notre guide, nous accueille. Briefing.
Au
programme, six jours de randonnées. Ascension du Kibo par la voie
Machame. Ca va grimper.
La
Safari, la Kilimandjaro, la Serengeti..., plus de 40 bières de 50cl
vont souder notre groupe. Un groupe de quinze voyageurs, quinze
rêveurs.
Le
20/08/12. Jour 1 : Hier soir, nous avons rencontré un groupe de
huit Roumains, assez jeunes et plutôt sportifs. Trois d’entre eux
ont réussi l’ascension. Les autres ont renoncé principalement à
cause du froid et du mal des montagnes. Ils avaient tenté
l’ascension en cinq jours par la voie Mwenka. Malgré une
motivation de tous les instants, les doutes sont présents dans nos
têtes, surtout pour l’ascension finale. La condition physique, le
mal des montagnes, Diamox ou pas Diamox ? Camelbak ou gourde ?
La peur de ne pas y arriver…et puis le duvet, sera-t-il assez
chaud ? Comment éviter que les piles se déchargent avec le
froid ? Est-ce que j’ai pris assez d’épaisseurs s’il fait
-20°c, avec le vent ? Sans nous l’avouer vraiment, nous ne
sommes pas totalement rassurés… Mais le groupe est solidaire, les
plus expérimentés rassurent les néophytes et l'énergie est
là...
Départ
à 10h. deux heures de route jusqu’à Machame Gate. Derniers achats
en chemin : eau, barres énergétiques, bonnet…
Arrivée
à Machame Gate. 1900m. Nous découvrons nos quarante porteurs. Ils
se répartissent nos sacs, les pèsent. Ils ont l’habitude, ils se
connaissent. L’organisation est parfaite. Inscription sur le
registre. Repas.
14h30.
Ciel couvert. Temps idéal pour la marche. C’est le grand, le
véritable départ. 18 km jusqu’au Machame Camp situé à 3000m. 4
heures de trek avec 1100m de dénivelé dans la forêt.
Forêt
de caoutchoucs, de fougères géantes, de bégonias, de ficus…
Décors à l’Indiana Jones, étrange atmosphère… Les porteurs
nous doublent à vive allure malgré plusieurs dizaines de kilos sur
le dos. Le camp doit être prêt, les tentes montées avant notre
arrivée.
Arrivée
au Machame camp. Il est environ 18h. Premières sensations de froid.
Le brouillard est là. Nos tentes sont prêtes. Inscription sur le
registre.
Nous
retrouvons nos quatre compagnons de route de zigzag randonnées. Nous
les avons rencontrés à Roissy. Ils font exactement le même
parcours que nous. Ensemble, nous admirons pour la première fois le
sommet du Kilimandjaro.
Premier
Tea time dans la tente messe puis repas aux bougies et aux frontales.
Soupe, pommes de terre et autres légumes, poisson grillé.
Première
nuit dans la tente. C’est petit. Avec Mathieu, nous cherchons la
meilleure organisation possible. Où placer nos gros sacs, nos sacs à
dos, nos chaussures de randos. On nous apporte une petite bassine
d’eau pour la toilette. Les lingettes feront le reste. Première
nuit dans nos sacs de couchage tout neufs et très chers.
Le
21/08/12. Jour 2. Nuit très moyenne. Sac de couchage beaucoup
trop petit !!! Lever : 7h15. Thé ou café devant la tente.
Petite bassine d’eau chaude. Préparation des sacs. Pendant que
nous déjeunons, les porteurs démontent nos tentes et récupèrent
nos sacs. Crêpes, pain grillé, miel, confiture, thé, chocolat,
café.
Départ
9 heures. Trek de 3 heures jusqu’au Shira Camp, 3837m. Plus de 800m
de dénivelé. Nous sortons de la forêt et nous commençons à
dominer les nuages. Changement de décor: bruyère à barbe de
lichen, savane de hautes herbes, pierres volcaniques, premiers
séneçons géants...Nous laissons passer des dizaines de porteurs.
"Jambo!" (bonjour), "Karabuti!" (courage). Il
fait bon. Pantalon de marche léger, tee-shirt. Polaire et coupe-vent
dans le sac à dos. Il faut boire, beaucoup boire. Au moins trois
litres par jour. Mon Camelbak est plein. Je me force à boire à
chaque pause photo. Toujours aller "pole pole"
(lentement).
Jolie
vue sur le sommet du Kilimanjaro.
Arrivée au Shira camp. Temps magnifique. Inscription sur le registre. Léger mal de tête, doliprane. Collation. Sieste puis balade de 45 minutes dans les alentours, histoire de s'acclimater au maximum. Les toilettes chimiques commencent à fonctionner... .
Au
loin, le Mont Méru, 4565m, deuxième plus haut sommet de Tanzanie,
quatrième sommet d'Afrique, surplombant un tapis de nuages.
Extraordinaire.
Repas.
Soupe, riz, légumes, bœuf, boisson à l’hibiscus pour l’altitude
paraît-il. Nous donnons nos Camelbak et nos gourdes à remplir pour
demain. Il faut environ une heure pour que les pastilles purifient
l'eau. Bassine d’eau, lingettes. Léger briefing d’Abed, très
discret jusque-là. Coucher vers 20h30. Nuit difficile. Beaucoup de
mal à m’endormir, 20h30, c’est tôt. Duvet toujours aussi petit
surtout avec les piles à l’intérieur.
Le
22/08/12. Jour 3. Réveil extraordinaire. D’un côté, le soleil
qui pointe le bout de son nez derrière le Kilimandjaro et de
l’autre, toujours ce tapis de nuages légèrement rosé avec en
arrière plan le Méru. C’est encore plus beau que la veille. Nous
contemplons ce fabuleux spectacle. Temps idéal. Quelle chance d’être
là.
Au
programme : un peu plus de quatre heures de grimpette jusqu’au
col de Lava Tower (4637m), 800m de dénivelé. Repas puis environ
deux heures de descente jusqu’au Barranco Camp (3976m), 661m de
dénivelé. Le Méru nous accompagne tout le long de notre balade.
Nous faisons face au sommet du Kilimandjaro. Il se rapproche tout
doucement. La végétation se fait rare. Paysage volcanique.
Col
de Lava Tower (4637m)
Repas
bien mérité. Nous repartons aussitôt.
Nombreux
séneçons dans le canyon du Grand Barranco.
Arrivée
au Barranco camp. Fin d’après-midi tranquille. Bassine d’eau,
lingettes puis repos. Thé, cacahuètes, pop corn, boisson à
l'hibiscus. La descente nous a cassé les jambes. Magnifique coucher
de soleil sur le Kili. Repas : frites, poulet frit, beignets à la
banane. On ne chauffe pas de l'huile pour rien !
Gros breafing d'Abed. Moment mémorable.
Nous sommes tous sous la tente. Il fait nuit. Les frontales et les bougies éclairent nos visages fatigués. Abed est au bout de la table. On ne le voit presque pas. Sa voix est douce et son débit extrêmement lent. Charisme hors du commun. Il nous parle de l’ascension finale de demain soir… Nous écoutons religieusement. Il se veut très rassurant. Il ressent nos inquiétudes. Il commence de cette façon : Sur ton carnet, barre « crainte », « doute », « peur », « incertitude », « froid » et écris « courage ». Long silence. Il nous dit que le froid est là et qu’il faut l’accepter. Puis il enchaine avec un passage des évangiles. Quand Simon a aidé Jésus à porter sa croix. Très long silence. Enfin, après nous avoir conseillé de mettre sept couches d’habits sur le dos et sur les jambes, il termine par deux devinettes: Pourquoi les chauve-souris dorment-elles la tête en bas ? et Pourquoi Dieu a-t-il créé la gravité ? Réponses à la page 9.
Je retiendrai également deux expressions : on sera au sommet quand "il n'y aura plus de montagne au dessus de la montagne". Tout le monde arrivera au-dessus "dead or live".
Bonne nuit.
Le 23/08/12. Jour 4. Nuit très difficile à nouveau. Veille de l’ascension finale. Les mots d’Abed résonnent encore dans nos têtes. Les cuisiniers chantent tout en remplissant nos gourdes et nos Camelbak. Petit-déjeuner, démontage du camp. Départ vers 8h30. Au menu : 3h30 de montée et de descente jusqu’à la vallée de Karanga (4000m environ).
Repas
puis montée dans le brouillard jusqu’au Barafu Camp (4600m). Bob
Marley nous accompagne.
Arrivée
au Barafu Camp. Il est 16h. Toujours pas de maux de tête. Tout va
bien. Repas. Préparation des sacs pour cette nuit. Il faut décider
ce qu’il faut mettre sur le dos. Tout doit être prêt, rien ne
doit être laissé au hasard. Mathieu renverse son camelbak dans la
tente. Ca ne tombe pas très bien. Il va faire nuit. Nos deux matelas
sont mouillés. Il faut tout sortir de la tente. On éponge l’eau
avec du papier toilette. On nous apporte un autre matelas.
Coucher
vers 19h. Impossible de dormir. Nous sommes complètement excités
par ce qui nous attend. Et puis dormir à 4600m… c’est difficile.
Dehors, les porteurs discutent. Nous sommes pressés d’en découdre…
Cette fameuse ascension finale…
Le
24/08/12. Jour 5. Abed nous réveille à 23h. Une heure pour nous
habiller, faire nos sacs et manger quelque chose. Il ne fait pas
froid. Ciel étoilé. Pas de vent. Très bonnes conditions pour cette
dernière ascension. Nous nous demandons même si nos trois voire
quatre couches ne seront pas de trop. Je renonce à prendre du diamox
en prévention. Nous mangeons très peu.
C’est
parti. Les lampes frontales sont allumées. Nous nous suivons en file
indienne. Déjà, au loin, nous apercevons les premiers groupes
partis quelques minutes plus tôt. Abed nous invite à les dépasser.
Très vite, nous nous retrouvons parmi les premiers. Chaque pas
devient difficile et nécessite de grandes inspirations. Six heures
de montée très difficiles dans la nuit. Et toujours ces lampes
frontales qui s’agitent au loin, très haut, au-dessus de nos
têtes, nous indiquant que le sommet est encore très loin. C’est
démoralisant et ça donne le vertige. Franchir une pierre nécessite
cinq grosses inspirations. Je me concentre sur ma respiration et sur
les pas de celui qui est devant moi. Je ne pense qu’à ça. Et
boire un peu. Les bâtons m’aident. De temps en temps, je perds
l’équilibre, c’est aussi le cas de mes coéquipiers. J’inspire
alors une grande bouffée d’oxygène, pourtant de plus en plus
rare, et ça passe. Deux petites pauses de cinq minutes en 5h30
d’ascension. Tout juste le temps d’avaler une barre de céréales
et quelques gorgées d’eau. Mais s'arrêter c'est avoir froid. Les
moufles sur les gants sont les bienvenues. Premières traces de
glace. Certains se font porter leur sac, d’autres se font porter
tout court. C’est très dur. Des guides sont là pour guetter les
défaillances.
Et
puis, la délivrance… après 5h30 de lacets ininterrompus sur cette
pente raide, nous arrivons enfin à Stella Point, 5756m. Quinze
minutes de pause sur le bord du cratère. Poser ses fesses et son sac
pendant quinze minutes est un vrai soulagement. Nous savons que c’est
gagné. Le plus dur est fait. Nous récupérons un peu de nos
efforts. Un guide me montre Uhuru Peak, le sommet. Il nous tend les
bras. Les premières lueurs apparaissent. Malgré la fatigue, nous
nageons dans le bonheur. Il reste trente à quarante minutes de
marche. Mais le spectacle est saisissant...
Uhuru Peak, le pic de la Liberté, 5895m…Depuis un an, les vieux panneaux en bois ont laissé place à de nouveaux panneaux métalliques...
L’ombre
du Kilimandjaro sur le Meru.
D’après
Abed, il ne reste que 2 km2 de glace sur le Kilimandjaro
alors qu’il en restait 20 km2 en 1992…
Après
30 mn passées à contempler l’Afrique du haut de nos 5895m, nous
devons redescendre. Il fait entre -8°c et –13°c,
nous ne savons pas vraiment. Aucun nuage, pas de vent. Temps idéal.
Mais nous devons redescendre. Les effets de l’altitude
peuvent vite nous rattraper.
Retour
à Stella Point…Excellent souvenir...
Environ
3 heures de descente assez désagréables, tout en glissades, dans la
poussière. Nous croisons les derniers courageux... Monter de jour
doit être épouvantable... ces lacets interminables... cette
pente...
Retour
à Barafu Camp. 4700m. Un petit jus d'orange frais nous
attend...Certains porteurs nous félicitent.
Mais
la journée est encore loin d’être terminée. Repos jusqu’à
midi. Repas. Tout le monde est soulagé. Les quinze membres de notre
groupe ont réussi l'ascension. 100%. Grande satisfaction pour Abed.
Malgré les 4700m et la fatigue, nous nous sentons en pleine forme et
nous échangeons nos impressions, dans la joie. Nous ne réalisons
pas vraiment. Tout le monde en a vraiment bavé, même les plus
costauds, les plus chevronnés. et encore, il faisait beau, les
conditions étaient idéales. La même ascension à - 20°c, dans
le brouillard, avec du vent... Ne pas oublier de boire.
Il
reste trois heures de descente jusqu’à Mweka Camp, 3200m.
Descente
plutôt agréable. Nous nous rapprochons des nuages. Bientôt ils
nous engloutiront. Il faut profiter des dernières vues sur les
glaciers du Kilimandjaro. Je ne les reverrai peut-être plus
jamais...
Abed,
notre guide.
Arrivée
à notre dernier camp : Mweka Camp. 3200m. Nous retrouvons
l’humidité, la forêt. Petite toilette. Nous enfilons le peu de
linge propre qu'il nous reste. Beaucoup rêvent de se laver les
cheveux. Certains l'ont fait dans la bassine d'eau. Dernière soirée
ensemble. Profitons de ces derniers instants passés ensemble. Nous
commençons à peine à réaliser ce que nous venons de faire. Les
vingt-quatre dernières heures ont été très éprouvantes.
Briefing
d’Abed. Il nous félicite. Il nous avance quelques chiffres :
75% des candidats réussissent l’ascension. 75000 personnes montent
chaque année. Nos porteurs gagnent 10$ / jour, plus les pourboires,
ce qui est aussi bien qu’un professeur du secondaire en Tanzanie.
Au bout de 10 ans, ils peuvent construire une petite maison. Ils
grimpent environ huit mois dans l’année. Abed vit à Moshi, « la
plus belle ville du monde » selon lui. Il s’est construit une
petite maison mais n’a pas "l’eau au robinet". Il n’a
l’électricité que depuis peu de temps. Acheter les poteaux et les
câbles coûtait trop cher. Il s’est donc payé une installation
solaire. Nous buvons ses paroles. Il termine cet ultime briefing par
une histoire dont il a le secret…
Pourquoi
le Kibo a-t-il de la neige au sommet alors que le Mawenzi n’en a
pas ?
C’est
l’histoire de deux frères, Kibo et Mawenzi. Kibo a toujours été
débrouillard, volontaire et travailleur. Mawenzi n’a jamais rien
fait de ses deux mains. A la mort de leur mère alors veuve, Kibo
s’est construit sa maison. Il faisait son feu et se faisait à
manger. Mawenzi venait chaque jour prendre le feu de son frère pour
le ramener chez lui. Il en profitait pour manger ce que Kibo
préparait : l’ugali, plat tanzanien à base de farine de
maïs. Sur le chemin du retour, Mawenzi jetait le feu dont il n’avait
que faire. Un jour, Kibo se rendit compte de la supercherie. Il
demanda à son frère s’il venait chez lui pour le feu ou pour
manger. Mawenzi ne supporta pas que Kibo doute de ses intensions et
lui retourna le plat d’ugali sur la tête. Kibo fit la même chose
avec la marmite vide. Il lui fendit le crâne. Voilà pourquoi le
Kibo est blanc et voilà pourquoi le Mawenzi est fendu et n’a pas
de neige.
Nous
nous quittons sur ce joli conte africain. Bonne nuit...
Le
25/08/12. Jour 6. Nuit de rêve. Endormi vers 20h, je me suis
réveillé à 6h avec les chants magnifiques des porteurs du camp
voisin. La fatigue, le changement d’altitude sans doute. Thé
devant la tente, Petit déjeuner, crêpes. Rangement du camp,
démontage des tentes. Les porteurs sont d’humeur joyeuse. Ils vont
pourvoir rentrer chez eux. Ca sent la fin. Les adieux. Photo de
groupe. Puis, les porteurs, les cuisiniers et les guides nous
interprètent un chant en hommage au Kilimandjaro. Je suis très ému
et je ne suis pas le seul. Quelques accolades, quelques regards
échangés avec ces gens formidables me donnent les frissons. Ils ont
été d’une telle gentillesse et d’un tel soutien. Nous leur
devons tout. Sans eux…
Trois
heures de descente jusqu’à Mweka Gate. Il pleut légèrement. Le
terrain est boueux. Certains se retrouvent très rapidement sur les
fesses. Les porteurs nous doublent en courant. « Jambo !! »
« Karabuti !! »
Arrivée à Mweka Gate. Les porteurs se précipitent vers les lavabos.
Nous
nous inscrivons sur le registre. Petite bière pour certains, grand
coca pour d’autres.
Les
porteurs attendent leur paye devant le minibus. Ce cérémonial dure
plus d’une heure. Tout est parfaitement organisé. Aussitôt
satisfaits, ils chargent nos bagages sur le véhicule. Quelques
Guéréza du kilimandjaro se balancent dans les arbres.
Abed
nous remet enfin nos diplômes.
Nous
quittons le parc du Kilimandjaro pour nous rendre à l’aéroport.
Nous sommes serrés comme des sardines.
Les cuisiniers nous servent des pâtes et du poulet tout en roulant, c'est ça l'Afrique !!!!
Arrivée
à l’hôtel situé à proximité de l’aéroport. Nous n’y
restons qu'une heure pour nous doucher. Ahh !! Nous
doucher !!!!!
Vol
pour Addis Abeba...
et
survol du …..Kilimandjaro !!!
Addis
Abeba, Ethiopie. Quatre heures d’escale. Dernier verre entre amis.
Nous continuons à faire connaissance et nous échangeons nos
dernières impressions.
Réponses
aux devinettes de la page 5. Pourquoi les chauve-souris dorment-elles
la tête en bas ? et Pourquoi Dieu a-t-il créé la gravité ?
Au
moment de la création du monde, les chauves souris n’étaient
acceptées ni par les mammifères ni par les oiseaux. Pour se venger
du créateur, elles décidèrent de dormir la tête en bas afin
d’envoyer leurs excréments en direction du ciel…. Dieu créa
donc la gravité…
Prochain
voyage : République
Tchèque
(Prague
- Château de
Karlštejn), Pologne (Wroclaw - Cracovie - Auschwitz), Slovaquie (Bratislava),













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