jeudi 3 septembre 2015

Kirghizistan 2015




Après avoir traversé les paysages désertiques ouzbèks (voir Ouzbékistan 2015), après avoir visité les villes mythiques de la Route de la Soie, je suis venu chercher au Kirghizistan un véritable bol d'oxygène dans les montagnes.  

Le 15/08/2015. La frontière est passée. Un gros soucis en moins. A partir de maintenant l'aventure continuera avec Léo et Amauri. Trente minutes de taxi pour nous rendre à l'Alay hotel, une auberge dans laquelle se situe le CBT d'Och, c'est-à-dire l'office du tourisme. Pas de chance, le CBT est fermé. Nous sommes samedi et c'est très embêtant si nous n'arrivons pas à organiser un circuit avant lundi. 




A l'accueil de l'auberge, la dame appelle pour nous le responsable du CBT qui arrive dans les 10 mn à condition que nous réservions quelques chose avec lui. Finalement, tout s'arrange. Le responsable ouvre le bureau du CBT et nous reçoit pendant presque une heure. Il nous propose un tour très intéressant jusqu'au Pic Lénine. Un trek de quatre jours trois nuits sous yourte. Le tout pour environ 80$ par personne. Tout a l'air parfait sauf qu'il y a un col à plus de 4000 m à franchir. Or, mes compagnons n'ont aucune expérience de la montagne, nous n'aurons pas de guide, Amauri n'est pas en grande forme, problème digestif et mes genoux me font mal. Nous ne nous connaissons pas. Je ne sais pas si je peux compter sur eux et eux sur moi. En montagne, seuls, perdus au milieu du Kirghizistan, ça n'est peut être pas très prudent. Il est possible d'utiliser un âne pour la montée jusqu'au col en cas de problème. Le responsable du CBT nous montre le trajet sur Google map. C'a pas l'air compliqué et pas très difficile. Nous prenons des photos de son écran.  Nous hésitons un long moment et finalement, nous acceptons, c'est ça l'aventure !!!

Nous nous donnons rendez vous demain, en fin de matinée pour laisser nos sacs dans le bureau. Le départ se fera vers midi. Nous aurons été très efficace. Ca y est, notre programme est prêt pour les cinq prochains jours. Gros soulagement même si mes genoux me font douter de ma capacité à grimper à plus de 4000 m. Ma dernière expérience en montagne remonte à 2012, sur le Kilimandjaro. Il fait nuit, nous avons très faim et nous n'avons pas suffisamment de devises locales pour tenir jusqu'à la fin de notre séjour. Et là, tout devient facile avec le portable de Léo. Avec sa carte Sim locale, il a Internet partout. En trois  secondes, il nous trouve des cabines de change, un resto et des boutiques Internet. Je suis à la ramasse avec mon Lonely Planet. J'ai pris dix ans d'un coup !!!!! Léo et Amauri sont très débrouillards, leur anglais est irréprochable et rien ne leur fait peur. Ils sont très à l'aise partout. Léo se sent chez lui où qu'il soit, un vrai globe trotteur. Nous mangeons des pâtes aux légumes avec une excellente sauce le tout arrosé d'une bonne bière locale. Un vrai délice. Nous prenons des nouvelles du pays dans une boutique Internet. Tout va bien. Nous rentrons à l'auberge. Nos chambres sont très spartiates. Il ne faut pas regarder les taches sur les draps, les trous dans les murs et les toilettes de trop près. Pour 11€ dans une auberge à Osch, c'est difficile d'avoir mieux. Il faut faire la queue aux douches collectives, même à minuit. Beaucoup de Kirghizes de passage logent ici. Les touristes se font plus rares. Je m'endors sans couverture, ni drap par dessus, il n'y en a pas.      Quelle journée !!!!!!


16/08/2015. Lever à 6h30. Deux snickers. 7h : Nous prenons un taxi pour nous rendre au marché aux animaux. Nous avons le temps avant notre rendez vous au CBT. Nous sommes dimanche et ce marché est un événement incontournable à Osch. Nous y restons deux heures.          





Il n'y a que des hommes. C'est assez impressionnant. Tout est parfaitement organisé, codé.  





Pour conclure un marché, les acheteurs et les vendeurs se serrent la main, définissent le tarif puis lèvent leur bras trois fois pour sceller l'accord. Tout se passe dans la bonne humeur.  





























La cantine 












Il est 9 heures. Nous retournons en ville. Nous achetons de la nourriture pour notre trek. Boites de conserve : thon ou maquereaux à la sauce tomate ou à la moutarde, raisins secs, chouchous, Snickers, pain, eau, papier toilettes... Et nous retournons au CBT pour déposer nos sacs à l'agence. Un taxi nous prend devant l'Alay hotel. L'aventure continue !!!!  

Je pense que notre taxi ne passerait pas le contrôle technique en France. C'est une toute petite voiture qui a déjà vu du pays.  Il faudra bien qu'elle nous amène au point de départ de notre trek, à trois heures de route et de piste. Dès que nous quittons la ville, les paysages deviennent magnifiques. Nous nous rapprochons petit à petit de ce que nous étions venus chercher : la nature, les montagnes enneigées, les yourtes...  






Nous traversons des petits villages complètement perdus dans les montagnes.  



Puis la route se transforme petit à petit en piste avec des passages délicats.  





Ca y est, le chauffeur nous dépose à quelques kilomètres du village de Kojo Kelen (2500 m d'altitude)). Il est 14h30. Il retourne immédiatement à Och. Il vaut mieux qu'il arrive avant la nuit. Petite photo avant le début de notre trek. Amauri n'a pas la pêche. 



C'est parti !!! A nous les grands espaces !!!! Nous respirons à plein poumons l'air frais des montagnes. Devant nous le chemin de la vallée d'Alay. Nous nous sentons merveilleusement bien, sauf Amauri, dont le teint jaunâtre laisse présager quelques moments de solitude sur le plan digestif. 






A 16h, nous arrivons vers un campement de yourtes. Fabuleux. Voilà, pour moi, le Kirghizistan c'est ça. Nous nous approchons doucement et plus nous approchons, plus la beauté du décor est saisissante. Nous ne savons pas si nous devons dormir ici ou dans un campement plus lointain.  


Nous entrons en contact avec les familles. Comme partout, les gens sont d'une gentillesse absolue. Les enfants sont curieux. Ils viennent à notre rencontre. Les femmes préparent du fromage. Une des spécialités locale est le kurut, sorte de fromage séché. C'est très très spécial. Elles nous en offrent spontanément. Nous leur donnons de nos fruits secs.      



Les enfants adorent se faire prendre en photo.  

































Finalement, nous ne dormiront pas ici mais quelques centaines de mètres plus loin. Nous sommes les bienvenues même si les familles ne savaient pas que nous arrivions. Il n'y a pas de réseau par ici. Il est déjà tard, la nuit va tomber d'ici une heure ou deux. Le chien rassemble les moutons.












Nous allons loger dans deux yourtes, avec les familles. Amauri ne va pas bien du tout. Vomissements, maux de ventre... Dire que nous devons monter à plus de 4000m demain, avec nos sacs... Une délicieuse soupe à base de pomme de terre, d'oignons, de chou et de viande mijote tranquillement sur le poêle. Il y a aussi une sorte de riz au lait, du thé, des galettes de pain... Un tapis sert de table. Il va falloir s'asseoir en tailleur et là, ça ne va pas être simple pour moi...   





Dans la yourte, il n'y a que le nécessaire : une boite à chaussures en guise de pharmacie, un petit coin cuisine avec quelques casseroles et des assiettes coincées entre la toile et les montants en bois, quelques photos dans une boite, quelques vêtements, beaucoup de couvertures épaisses et lourdes entassées du côté opposé à l'entrée, une ou deux lampes à pétrole, le fourneau au centre avec un peu de bois.... 


Nous arrivons facilement à communiquer par des dessins. Une des filles est esthéticienne à Osch six mois de l'année, pendant l'hiver. Le reste du temps, elle vient ici. D'ailleurs, il n'y a personne ici pendant l'hiver. On ne voit pas d'hommes pour l'instant. Ils sont avec les troupeaux, dans les champs. L'accueil est très chaleureux. Nous sentons un vrai plaisir à recevoir des gens, à partager. Ils sont curieux, nous posent beaucoup de questions. Nous leur montrons des photos, ils nous présentent le petit dernier de la famille. Je pense qu'il a un léger strabisme.   











Le 17/08/2015. Un bois jeté dans le poêle nous annonce le début d'une journée qui devrait être exceptionnelle. Une dame prépare du riz au lait. Nous sommes réveillés avec le crépitement du feu. La nuit a été très bonne. Amauri a l'air d'aller un peu mieux. Mais il n'a rien dans le ventre depuis pas mal de temps. Il faut qu'il se force à avaler quelque chose s'il veut avoir l'air vivant. Nous devons grimper pendant quelques heures. Nous nous arrangeons avec le chez de famille pour qu'il nous accompagne avec son âne jusqu'au terme de notre trek. Coût : 2000 soums pour les trois. (1€ = 65 soums). Après de longs remerciements, nous quittons le camp vers 9h20. Nos sacs ont été chargés sur l'âne. Pauvre bête. J'ai l'impression qu'il va s'écrouler sous le poids qu'on lui inflige.  







La montée se fait tranquillement, aucune difficulté particulière. Le souffle est juste un peu court par moment. Les paysages sont splendides. 




Amauri n'est pas au mieux. Un petit passage discret derrière un rocher et ça repart. Il s'accroche. Il monte lentement. Je reste à côté de lui pour le soutenir. Léo gambade 200m devant. 


Un troupeau de vaches aux longs poils. On dirait des yaks.   










Arrivée au col. Nous sommes partis du camp à 2900m, nous voici à 4179m, au col Jiptik. Amauri reprend des couleurs. Le plus dur est fait. Notre accompagnateur décide de retourner à son village avant la nuit. Bref, il oublie l'engagement qu'il avait tenu au départ. C'est assez mal venu puisqu'Amauri n'est quand même pas au mieux et même si mes genoux ont tenu le coup jusqu'ici, les descentes peuvent réserver de mauvaises surprises. Ca ne se fait pas. Je suis en colère contre lui mais ça ne change rien. Le voilà reparti dans l'autre sens.     



Après quelques instants de repos, nous repartons car il fait froid et le temps est changeant. Depuis le col, nous pouvons voir le pic Lénine, 7134m et la barrière nord du Pamir. C'est superbe.   




 


Nous attaquons la descente. Il faut être prudent avec le vent, la fatigue et la caillasse. 




Quelques centaines de mètres plus bas, nous nous arrêtons sur un terrain plus accueillant, à l'abri du vent, pour notre petit gueuleton. Nous pouvons enfin ouvrir nos boites de thon et de maquereaux à la moutarde ou à la sauce tomate. Avec notre pain sec, nous nous faisons les meilleurs sandwichs du monde. Un vrai festin. Quelques chouchous et une sieste de 20 mn. Ouahhhh !!!! Le bonheur !!  

 






Nous reprenons le chemin, plein d'énergie. Nous sommes encore loin de notre point d'arrivée, la vallée de l'Alaï où un taxi est censé nous attendre pour nous emmener au village de Sary Mogol. Nous remplissons nos bouteilles dans la rivière. Elle est glacée, un bonheur.        


Nous rencontrons un couple de Polonais en vélo. Ils campent un peu plus bas. Des fous qui veulent monter jusqu'au col en pédalant. 


Nous terminons notre superbe trek dans des gorges. Nous suivons la rivière.  


Notre taxi est là. Un bon vieux 4X4, robuste. Lorsqu'on était au col, Léo avait téléphoné au CBT de Sary Mogol, village où nous devons dormir ce soir, pour qu'ils nous envoient ce taxi (coût : 600 soums par personne). 





Nous quittons les gorges pour découvrir de grandes étendues herbeuses. Les paysages sont somptueux. Quelques chevaux broutent paisiblement.    
 





La superbe chaîne de montagnes enneigées se rapproche de nous à grande vitesse. Je n'arrive pas à y croire. C'est magique. Tout y est. Je mitraille dans tous les sens malgré les secousses.  


 






Ci-dessous, le Pic Lénine. 

 




Arrivée à Sary Mogol. Notre village d'accueil. 


Nous sommes accueillis au CBT. Les responsables sont vraiment sympas. Nous nous installons dans le dortoir. Il y a déjà du monde : deux Français Thomas et Charlotte, des Kirghizes, une Autrichienne et un Italien. 800 soums par personne pour la nuit le dîner et le petit déjeuner. Je pose mes affaires et je fonce me balader dans le village....

















Les enfants accourent vers moi. Ils sont très fiers de se faire prendre en photo.



Je passe deux heures à arpenter les ruelles de ce village. Les gens sont d'une extrême gentillesse. 




Les paysages alentours sont à tomber par terre.   




























Quelques achats : Snickers, eau, fruits secs... dans une petite épicerie.  
 


La petite mosquée 




Retour au CBT. La douche est indispensable. C'est la porte de droite. 





Pause thé. Dortoir. Tout est propre.  




















Vue sur le Pamir.   




Le pic Lénine. Demain, nous n'en serons qu'à quelques kilomètres. 


Le 18/08/2015. Je n'ai pas dormi grand chose. L'altitude, les ronflements, les couvertures toujours aussi lourdes. Pour nous rendre à notre campement final, le Tulpar Köl camp, au pied du Pic Lénine, nous ferons la route avec Thomas et Charlotte. Notre chauffeur était le cocher de Michel Strogoff lorsqu'il franchissait l'Oural. 


Nous faisons des réserves de bières chez une dame qui les vend non officiellement. Des bouteilles en plastique d'un litre. 




Nous sommes cinq dans le 4 X 4, plus le chauffeur. Etant le plus... imposant des quatre passagers et presque le seul à prendre des photos de façon permanente, j'ai le privilège de me retrouver devant. Mes compagnons de route sont assez serrés à l'arrière. 1h30 de piste (pour 400 soums). 









 

Petite pose. Nous montons un russe d'une soixantaine d'années chargé comme une mule. Son sac pèse, d'après lui, plus de 45kg. Il rejoint le camp de base du Pic Lénine. Son objectif est d'en faire l'ascension. Il monte à côté de moi. Derrière, c'est saturé.      



Et nous voici arrivés au Tulpar Köl camp !!! Un décor de rêve. Exactement ce que j'étais venu chercher.  
  




Ci-dessous, l'alpiniste russe. Il part rejoindre le camp de base du pic Lénine. On apprendra un peu plus tard qu'il devra rebrousser chemin car il ne pourra pas franchir la rivière située un peu plus loin en contrebas. Il n'est pas arrivé du bon côté.  


Nos yourtes 


Notre chauffeur.


Les toilettes, un lavabo



Cet endroit st superbe. Nous sommes au calme, complètement isolés.


Trois yourtes sont réservées pour les touristes. Les familles logent dans une espèce de roulotte.  



















Après avoir découvert les environs, je me jette dans le lac. On dit qu'autrefois, des touristes s'y seraient noyés.  Repas sous la tente (mélange de pommes de terre, de viande, riz...) .
Le soir venu, les jeunes rentrent an camp à cheval.











Un match de volley est organisé guère de temps après.  






J'y participe mais très vite, l'altitude, ma mauvaise condition physique et le reste me font vite comprendre que lorsqu'on dépasse la limite de poids autorisée, lorsqu'on dépasse l'âge autorisé et quand on n'est pas Kirghize, c'est très difficile de décoller du sol pour envoyer une mine. 


Le soir tombe. Les couleurs changent. Les ombres s'allongent. Un vent froid et sec nous incite à rentrer rapidement dans les yourtes. Mais je ne peux pas m'empêcher d'admirer le paysage, encore et encore.  









Les yourtes sont chauffées à la bouse de vache séchée. Ici, il n'y pas de bois. 


Le pic Lénine légèrement rosé. 



Après le dîner, nous rejoignons la yourte voisine pour jouer au riquiqui (appelé aussi l'ascenseur). Jeu de cartes qui ne nécessite pas de bases intellectuelles solides. Nous n'oublions pas de déguster quelques bières. Léo essaie de faire marcher la lampe branchée sur une batterie. Soirée très sympa entre Kirghizes, Autrichiens, Belges et Français. Un jeu de cartes et des bières sous une yourte, ça suffit pour être heureux.  





A la fin de notre partie, en sortant de la yourte, nous restons dix minutes à contempler le ciel étoilé. Pas un nuage, des milliers d'étoiles, une vue imprenable sur la Voie Lactée. Un spectacle d'une pureté absolue. Et puis, en arrière plan, le pic Lénine dont le sommet enneigé est éclairé par le minuscule croissant de lune.   



19/08/2015. Nuit très courte. Je n'ai pas beaucoup dormi. L'altitude, les couvertures oppressantes...


Petit déjeuner : pain croustillant, beurre, confiture, riz au lait, thé...  Journée balade jusqu'au glacier situé à 1h30 du camp. Il fait un temps superbe. Un enfant remplit nos bouteilles avec de l'eau fraîche. Il ne laisserait son écuelle en plastique à aucun prix.


La balade est un vrai plaisir. Elle va ponctuer notre petit séjour au Kirghizistan de la meilleure des façons. 








Au loin, nous découvrons le camp de base du pic Lénine. Il est situé à Atchik Tash (3 750 m). Le début de l'ascension vers le camp I (4 200 mètres) emprunte le col des Voyageurs (4 200 m). Le camp II est à 5 200 mètres. Le camp III est à 6 000 mètres. Le pic est l' un des « sept mille » les plus gravis du monde, en raison de son accès facile et de l’absence de difficultés de certaines voies. 



Le groupe s'est étoffé durant la balade. 


Retour au point de départ après avoir récupéré une Autrichienne souffrant de maux de tête lié sûrement à l'altitude. Petit encas vers 14h. Une famille allemande est également au camp. 

 

Notre fin d'après-midi sera consacrée à l'attente d'un taxi qui nous ramènera à Sary Mogol. Deux heures à descendre les dernières bières laissées au frais dans le lac. Nous continuons à faire connaissance, à l'ombre de la yourte. Encore un de ces moments privilégiés. Léo va devenir avocat en septembre, Charlotte est kiné. Elle a rencontré Thomas cette année et ils passent trois semaines au Kirghizistan. Ils sont fans de trek et veulent se faire un méga repas de fromages en rentrant en France (pour l'anniversaire de Thomas). Voilà pour l'essentiel. 


Notre taxi arrive enfin. Nous quittons le camp, fatigués mais comblés. 


Ne manque que Michel Strogoff. 


Arrivée à Sary Mogol. 




18h30. Installation dans une maison située un peu plus haut dans le village. L'auberge du CBT est complète. C'est une famille qui nous accueille.
Longue discussion et beaucoup de bières devant le coucher de soleil. Grosse descente pour Charlotte. On est sale, fatigué mais qu'est-ce qu'on est bien.



La douche. 



Il faut imaginer être dans le noir total. L'eau chauffe sur le poêle comme dans un sauna. Il y a un seau pour l'eau chaude et un seau pour l'eau froide. L'endroit n'invite pas au rapprochement corporel.  


Les toilettes



La maîtresse de maison nous a préparé un excellent repas. Il va falloir se mettre encore en tailleur.   




Il est temps pour nous de nous coucher. Ce voyage est extraordinaire. 


20/08/2015. Lever assez tôt. Le pic Lénine commence à se couvrir. Nous avons le temps de nous rendre au marché du village avant de rentrer sur Och. 


































































Les animaux ne sont pas à la fête, comme partout. Certains sont chargés dans les voitures, parfois trois moutons sont entassés dans le coffre.   














Un taxi nous prend à 11h devant le CBT. Il nous ramène à Och pour 400 soums par personne.  








3h30 de route magnifique à travers les montagnes. Impossible de somnoler. Je veux profiter des derniers instants passés au Kirghizistan.   













Arrivée à Och. Le retour à la civilisation : bouchons, pollution. Nous nous séparons de Thomas et de Charlotte qui logent dans un petit hôtel à quelques minutes du CBT Alay Hotel. Ils continuent leur voyage vers le nord en direction de Bichkek. 





Nous récupérons nos bagages à la réception du CBT.  Nous remercions le responsable. Il nous a parfaitement conseillés. Ce petit tour vers le Pic Lénine était le bon choix. Pas trop de voiture pour un maximum de trek dans des paysages grandioses. Je retrouve ma petite chambre à 600 soums avec toilettes privées. Le grand luxe après deux nuits en yourte.         


Grosse douche puis balade dans les rues d'Och. Puis resto puis Internet. Nous achetons des billets Andijan - Tachkent pour 54 euros. Autrement dit, 55mn d'avion au lieu de 10 heures de taxi collectif avec check point en bonus pour 35$ de plus. Gros soulagement. 

 
Puis Kebab puis bières. Nous fêtons notre dernière soirée ensemble. Demain matin, Léo partira plus au nord. Nous, nous rejoindrons l'Ouzbékistan. C'est qu'on s'attache !!! Léo m'aura appris que l'on peut voyager autrement qu'avec un guide dans la poche, c'est-à-dire avec son portable. Il suffit d'acheter une carte Sim et plein de mégabits !!!!! Et hop, on est toujours connecté. Finis les cartes, les plans, les guides..... Super pratique mais sans charme, à mon avis. La fin d'une époque. L'ère du tout numérique, même en voyage, est né.   



Le 21/08/2015. Dernier jour au Kirghizistan. Léo nous quitte. Ca fait très bizarre de se retrouver à deux. Notre petit trio fonctionnait bien. Avec Amauri, nous nous ne laissons pas abattre. Avant de rejoindre l'Ouzbékistan, nous décidons de nous balader dans Och toute la matinée.  





























 Puis, balade sur la montagne Soulaïman-Too, appelée aussi "Trône de Salomon". D'après la légende musulmane, le prophète y aurait passé une nuit. Cette montagne sacrée figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Elle domine le paysage de la vallée du Fergana et forme l’arrière-plan de la ville d’Och. 
















Pendant plus d’un millénaire et demi, Sulaiman-Too a été un phare pour les voyageurs. Ses cinq pics et ses flancs abritent d'anciens lieux de culte et des grottes ornées de pétroglyphes, ainsi que deux mosquées (XVIème siècle). On y trouve aussi de nombreux sites rituels dont 17 sont encore utilisés. Dispersés autour des pics, ils sont reliés par des sentiers et sont associés à des croyances : cures soignant la stérilité, les migraines, le mal de dos et accroissant la longévité. Le site est considéré comme un parfait exemple de montagne sacrée d’Asie centrale, adorée à travers plusieurs millénaires. (UNESCO) 







 


Visite du musée 










 


Porte d'entrée de la montagne. 


Il est environ midi. Nous rentrons au CBT pour prendre une dernière fois nos affaires. C'est l'heure de quitter le Kirghizistan. Il faut passer la frontière avant 16H. Nous avons largement le temps mais sait-on jamais. Un taxi nous amène à la frontière. Fouille... Côté ouzbèk, toujours le même rituel. Les policiers prennent un certain plaisir à découvrir les dernières nouveautés embarquées par les touristes.



Pour voir notre retour en Ouzbékistan, cliquez ici. 






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