Après
avoir traversé les paysages désertiques ouzbèks (voir Ouzbékistan 2015), après avoir
visité les villes mythiques de la Route de la Soie, je suis venu
chercher au Kirghizistan un véritable bol d'oxygène dans les
montagnes.
Le 15/08/2015.
La frontière est passée. Un gros soucis en moins. A partir de
maintenant l'aventure continuera avec Léo et Amauri. Trente minutes
de taxi pour nous rendre à l'Alay hotel, une auberge dans laquelle
se situe le CBT d'Och, c'est-à-dire l'office du tourisme. Pas de
chance, le CBT est fermé. Nous sommes samedi et c'est très embêtant
si nous n'arrivons pas à organiser un circuit avant lundi.
A
l'accueil de l'auberge, la dame appelle pour nous le responsable du
CBT qui arrive dans les 10 mn à condition que nous réservions
quelques chose avec lui. Finalement, tout s'arrange. Le responsable
ouvre le bureau du CBT et nous reçoit pendant presque une heure. Il
nous propose un tour très intéressant jusqu'au Pic Lénine. Un trek
de quatre jours trois nuits sous yourte. Le tout pour environ 80$ par
personne. Tout a l'air parfait sauf qu'il y a un col à plus de 4000
m à franchir. Or, mes compagnons n'ont aucune expérience de la
montagne, nous n'aurons pas de guide, Amauri n'est pas en grande
forme, problème digestif et mes genoux me font mal. Nous ne nous
connaissons pas. Je ne sais pas si je peux compter sur eux et eux sur
moi. En montagne, seuls, perdus au milieu du Kirghizistan, ça n'est
peut être pas très prudent. Il est possible d'utiliser un âne pour
la montée jusqu'au col en cas de problème. Le responsable du CBT
nous montre le trajet sur Google map. C'a pas l'air compliqué et pas
très difficile. Nous prenons des photos de son écran. Nous
hésitons un long moment et finalement, nous acceptons, c'est ça
l'aventure !!!
Nous
nous donnons rendez vous demain, en fin de matinée pour laisser nos
sacs dans le bureau. Le départ se fera vers midi. Nous aurons été
très efficace. Ca y est, notre programme est prêt pour les cinq
prochains jours. Gros soulagement même si mes genoux me font douter
de ma capacité à grimper à plus de 4000 m. Ma dernière expérience
en montagne remonte à 2012, sur le Kilimandjaro. Il fait nuit,
nous avons très faim et nous n'avons pas suffisamment de devises
locales pour tenir jusqu'à la fin de notre séjour. Et là, tout
devient facile avec le portable de Léo. Avec sa carte Sim locale, il
a Internet partout. En trois secondes, il nous trouve des
cabines de change, un resto et des boutiques Internet. Je suis à la
ramasse avec mon Lonely Planet. J'ai pris dix ans d'un coup !!!!! Léo
et Amauri sont très débrouillards, leur anglais est irréprochable
et rien ne leur fait peur. Ils sont très à l'aise partout. Léo se
sent chez lui où qu'il soit, un vrai globe trotteur. Nous mangeons
des pâtes aux légumes avec une excellente sauce le tout arrosé
d'une bonne bière locale. Un vrai délice. Nous prenons des
nouvelles du pays dans une boutique Internet. Tout va bien. Nous
rentrons à l'auberge. Nos chambres sont très spartiates. Il ne faut
pas regarder les taches sur les draps, les trous dans les murs et les
toilettes de trop près. Pour 11€ dans une auberge à Osch, c'est
difficile d'avoir mieux. Il faut faire la queue aux douches
collectives, même à minuit. Beaucoup de Kirghizes de passage logent
ici. Les touristes se font plus rares. Je m'endors sans couverture,
ni drap par dessus, il n'y en a pas.
Quelle journée !!!!!!
16/08/2015.
Lever à 6h30. Deux snickers. 7h : Nous prenons un taxi pour nous
rendre au marché aux animaux. Nous avons le temps avant notre rendez
vous au CBT. Nous sommes dimanche et ce marché est un événement
incontournable à Osch. Nous y restons deux heures.
Il
n'y a que des hommes. C'est assez impressionnant. Tout est
parfaitement organisé, codé.
Pour
conclure un marché, les acheteurs et les vendeurs se serrent la
main, définissent le tarif puis lèvent leur bras trois fois pour
sceller l'accord. Tout se passe dans la bonne humeur.
La
cantine
Il
est 9 heures. Nous retournons en ville. Nous achetons de la
nourriture pour notre trek. Boites de conserve : thon ou maquereaux à
la sauce tomate ou à la moutarde, raisins secs, chouchous, Snickers,
pain, eau, papier toilettes... Et nous retournons au CBT pour déposer
nos sacs à l'agence. Un taxi nous prend devant l'Alay hotel.
L'aventure continue !!!!
Je
pense que notre taxi ne passerait pas le contrôle technique en
France. C'est une toute petite voiture qui a déjà vu du pays.
Il faudra bien qu'elle nous amène au point de départ de notre trek,
à trois heures de route et de piste. Dès que nous quittons la
ville, les paysages deviennent magnifiques. Nous nous rapprochons
petit à petit de ce que nous étions venus chercher : la nature, les
montagnes enneigées, les yourtes...
Nous
traversons des petits villages complètement perdus dans les
montagnes.
Puis
la route se transforme petit à petit en piste avec des passages
délicats.
Ca
y est, le chauffeur nous dépose à quelques kilomètres du village
de Kojo Kelen (2500 m d'altitude)). Il est 14h30. Il retourne
immédiatement à Och. Il vaut mieux qu'il arrive avant la nuit.
Petite photo avant le début de notre trek. Amauri n'a pas la pêche.
C'est
parti !!! A nous les grands espaces !!!! Nous respirons à plein
poumons l'air frais des montagnes. Devant nous le chemin de la vallée
d'Alay. Nous nous sentons merveilleusement bien, sauf Amauri, dont le
teint jaunâtre laisse présager quelques moments de solitude sur le
plan digestif.
A
16h, nous arrivons vers un campement de yourtes. Fabuleux. Voilà,
pour moi, le Kirghizistan c'est ça. Nous nous approchons doucement
et plus nous approchons, plus la beauté du décor est saisissante.
Nous ne savons pas si nous devons dormir ici ou dans un campement
plus lointain.

Nous
entrons en contact avec les familles. Comme partout, les gens sont
d'une gentillesse absolue. Les enfants sont curieux. Ils viennent à
notre rencontre. Les femmes préparent du fromage. Une des
spécialités locale est le kurut, sorte de fromage séché. C'est
très très spécial. Elles nous en offrent spontanément. Nous leur
donnons de nos fruits secs.
Les
enfants adorent se faire prendre en photo.
Finalement, nous ne dormiront pas ici mais quelques centaines de mètres plus loin. Nous sommes les bienvenues même si les familles ne savaient pas que nous arrivions. Il n'y a pas de réseau par ici. Il est déjà tard, la nuit va tomber d'ici une heure ou deux. Le chien rassemble les moutons.
Nous
allons loger dans deux yourtes, avec les familles. Amauri ne va pas
bien du tout. Vomissements, maux de ventre... Dire que nous devons
monter à plus de 4000m demain, avec nos sacs... Une délicieuse
soupe à base de pomme de terre, d'oignons, de chou et de viande
mijote tranquillement sur le poêle. Il y a aussi une sorte de riz au
lait, du thé, des galettes de pain... Un tapis sert de table. Il va
falloir s'asseoir en tailleur et là, ça ne va pas être simple pour
moi...

Dans
la yourte, il n'y a que le nécessaire : une boite à chaussures en
guise de pharmacie, un petit coin cuisine avec quelques casseroles et
des assiettes coincées entre la toile et les montants en bois,
quelques photos dans une boite, quelques vêtements, beaucoup de
couvertures épaisses et lourdes entassées du côté opposé à
l'entrée, une ou deux lampes à pétrole, le fourneau au centre avec
un peu de bois....
Nous
arrivons facilement à communiquer par des dessins. Une des filles
est esthéticienne à Osch six mois de l'année, pendant l'hiver. Le
reste du temps, elle vient ici. D'ailleurs, il n'y a personne ici
pendant l'hiver. On ne voit pas d'hommes pour l'instant. Ils sont
avec les troupeaux, dans les champs. L'accueil est très chaleureux.
Nous sentons un vrai plaisir à recevoir des gens, à partager. Ils
sont curieux, nous posent beaucoup de questions. Nous leur montrons
des photos, ils nous présentent le petit dernier de la famille. Je
pense qu'il a un léger strabisme.

Le
17/08/2015. Un bois jeté dans le poêle nous annonce le début d'une
journée qui devrait être exceptionnelle. Une dame prépare du riz
au lait. Nous sommes réveillés avec le crépitement du feu. La nuit
a été très bonne. Amauri a l'air d'aller un peu mieux. Mais il n'a
rien dans le ventre depuis pas mal de temps. Il faut qu'il se force à
avaler quelque chose s'il veut avoir l'air vivant. Nous devons
grimper pendant quelques heures. Nous nous arrangeons avec le chez de
famille pour qu'il nous accompagne avec son âne jusqu'au terme de
notre trek. Coût : 2000 soums pour les trois. (1€ = 65 soums).
Après de longs remerciements, nous quittons le camp vers 9h20. Nos
sacs ont été chargés sur l'âne. Pauvre bête. J'ai l'impression
qu'il va s'écrouler sous le poids qu'on lui inflige.

La
montée se fait tranquillement, aucune difficulté particulière. Le
souffle est juste un peu court par moment. Les paysages sont
splendides.
Amauri
n'est pas au mieux. Un petit passage discret derrière un rocher et
ça repart. Il s'accroche. Il monte lentement. Je reste à côté de
lui pour le soutenir. Léo gambade 200m devant.
Un
troupeau de vaches aux longs poils. On dirait des yaks.

Arrivée
au col. Nous sommes partis du camp à 2900m, nous voici à 4179m, au
col Jiptik. Amauri reprend des couleurs. Le plus dur est fait. Notre
accompagnateur décide de retourner à son village avant la nuit.
Bref, il oublie l'engagement qu'il avait tenu au départ. C'est assez
mal venu puisqu'Amauri n'est quand même pas au mieux et même si
mes genoux ont tenu le coup jusqu'ici, les descentes peuvent réserver
de mauvaises surprises. Ca ne se fait pas. Je suis en colère contre
lui mais ça ne change rien. Le voilà reparti dans l'autre sens.
Après
quelques instants de repos, nous repartons car il fait froid et le
temps est changeant. Depuis le col, nous pouvons voir le pic Lénine,
7134m et la barrière nord du Pamir. C'est superbe.


Nous
attaquons la descente. Il faut être prudent avec le vent, la fatigue
et la caillasse.
Quelques
centaines de mètres plus bas, nous nous arrêtons sur un terrain
plus accueillant, à l'abri du vent, pour notre petit gueuleton. Nous
pouvons enfin ouvrir nos boites de thon et de maquereaux à la
moutarde ou à la sauce tomate. Avec notre pain sec, nous nous
faisons les meilleurs sandwichs du monde. Un vrai festin. Quelques
chouchous et une sieste de 20 mn. Ouahhhh !!!! Le bonheur !!

Nous
reprenons le chemin, plein d'énergie. Nous sommes encore loin de
notre point d'arrivée, la vallée de l'Alaï où un taxi est censé
nous attendre pour nous emmener au village de Sary Mogol. Nous
remplissons nos bouteilles dans la rivière. Elle est glacée, un
bonheur.
Nous rencontrons un couple de Polonais en vélo. Ils campent un peu plus bas. Des fous qui veulent monter jusqu'au col en pédalant.
Nous
terminons notre superbe trek dans des gorges. Nous suivons la
rivière.
Notre
taxi est là. Un bon vieux 4X4, robuste. Lorsqu'on était au col, Léo
avait téléphoné au CBT de Sary Mogol, village où nous devons
dormir ce soir, pour qu'ils nous envoient ce taxi (coût : 600 soums
par personne).

Nous
quittons les gorges pour découvrir de grandes étendues herbeuses.
Les paysages sont somptueux. Quelques chevaux broutent
paisiblement.



La
superbe chaîne de montagnes enneigées se rapproche de nous à
grande vitesse. Je n'arrive pas à y croire. C'est magique. Tout y
est. Je mitraille dans tous les sens malgré les secousses.

Ci-dessous,
le Pic Lénine.


Arrivée
à Sary Mogol. Notre village d'accueil.
Nous
sommes accueillis au CBT. Les responsables sont vraiment sympas. Nous
nous installons dans le dortoir. Il y a déjà du monde : deux
Français Thomas et Charlotte, des Kirghizes, une Autrichienne et un
Italien. 800 soums par personne pour la nuit le dîner et le petit
déjeuner. Je pose mes affaires et je fonce me balader dans le
village....
Les
enfants accourent vers moi. Ils sont très fiers de se faire prendre
en photo.
Je
passe deux heures à arpenter les ruelles de ce village. Les gens
sont d'une extrême gentillesse.
Les
paysages alentours sont à tomber par terre.

Quelques
achats : Snickers, eau, fruits secs... dans une petite épicerie.
La petite mosquée

Retour
au CBT. La douche est indispensable. C'est la porte de droite.

Pause
thé. Dortoir. Tout est propre.
Vue
sur le Pamir.
Le
pic Lénine. Demain, nous n'en serons qu'à quelques kilomètres.
Le
18/08/2015. Je n'ai pas dormi grand chose. L'altitude, les
ronflements, les couvertures toujours aussi lourdes. Pour nous rendre
à notre campement final, le Tulpar Köl camp, au pied du
Pic Lénine, nous ferons la route avec Thomas et Charlotte. Notre
chauffeur était le cocher de Michel Strogoff lorsqu'il franchissait
l'Oural.
Nous faisons des réserves de bières chez une dame qui les vend non officiellement. Des bouteilles en plastique d'un litre.

Nous sommes cinq dans le 4 X 4, plus le chauffeur. Etant le plus... imposant des quatre passagers et presque le seul à prendre des photos de façon permanente, j'ai le privilège de me retrouver devant. Mes compagnons de route sont assez serrés à l'arrière. 1h30 de piste (pour 400 soums).


Petite
pose. Nous montons un russe d'une soixantaine d'années chargé comme
une mule. Son sac pèse, d'après lui, plus de 45kg. Il rejoint le
camp de base du Pic Lénine. Son objectif est d'en faire l'ascension.
Il monte à côté de moi. Derrière, c'est saturé.


Et
nous voici arrivés au Tulpar Köl camp !!! Un décor de
rêve. Exactement ce que j'étais venu chercher.
Ci-dessous, l'alpiniste russe. Il part rejoindre le camp de base du
pic Lénine. On apprendra un peu plus tard qu'il devra rebrousser
chemin car il ne pourra pas franchir la rivière située un peu plus
loin en contrebas. Il n'est pas arrivé du bon côté.
Nos
yourtes
Notre
chauffeur.
Les
toilettes, un lavabo

Cet
endroit st superbe. Nous sommes au calme, complètement isolés.
Trois
yourtes sont réservées pour les touristes. Les familles logent dans
une espèce de roulotte.
Après
avoir découvert les environs, je me jette dans le lac. On dit
qu'autrefois, des touristes s'y seraient noyés. Repas sous la
tente (mélange de pommes de terre, de viande, riz...) .
Le
soir venu, les jeunes rentrent an camp à cheval.
Un
match de volley est organisé guère de temps après.
J'y
participe mais très vite, l'altitude, ma mauvaise condition physique
et le reste me font vite comprendre que lorsqu'on dépasse la limite
de poids autorisée, lorsqu'on dépasse l'âge autorisé et quand on
n'est pas Kirghize, c'est très difficile de décoller du sol pour
envoyer une mine.
Le
soir tombe. Les couleurs changent. Les ombres s'allongent. Un vent
froid et sec nous incite à rentrer rapidement dans les yourtes. Mais
je ne peux pas m'empêcher d'admirer le paysage, encore et encore.
Les
yourtes sont chauffées à la bouse de vache séchée. Ici, il n'y pas de bois.
Le
pic Lénine légèrement rosé.
Après
le dîner, nous rejoignons la yourte voisine pour jouer au riquiqui
(appelé aussi l'ascenseur). Jeu de cartes qui ne nécessite pas de
bases intellectuelles solides. Nous n'oublions pas de déguster
quelques bières. Léo essaie de faire marcher la lampe branchée sur
une batterie. Soirée très sympa entre Kirghizes, Autrichiens,
Belges et Français. Un jeu de cartes et des bières sous une yourte,
ça suffit pour être heureux.
A
la fin de notre partie, en sortant de la yourte, nous restons dix
minutes à contempler le ciel étoilé. Pas un nuage, des milliers
d'étoiles, une vue imprenable sur la Voie Lactée. Un spectacle
d'une pureté absolue. Et puis, en arrière plan, le pic Lénine dont
le sommet enneigé est éclairé par le minuscule croissant de
lune.

19/08/2015.
Nuit très courte. Je n'ai pas beaucoup dormi. L'altitude, les
couvertures oppressantes...
Petit
déjeuner : pain croustillant, beurre, confiture, riz au lait,
thé... Journée balade jusqu'au glacier situé à 1h30 du
camp. Il fait un temps superbe. Un enfant remplit nos bouteilles avec
de l'eau fraîche. Il ne laisserait son écuelle en plastique à
aucun prix.

La
balade est un vrai plaisir. Elle va ponctuer notre petit séjour au
Kirghizistan de la meilleure des façons.
Au
loin, nous découvrons le camp de base du pic Lénine. Il est situé
à Atchik Tash (3 750 m). Le début de l'ascension vers le
camp I (4 200 mètres) emprunte le col des
Voyageurs (4 200 m). Le camp II est à 5 200 mètres.
Le camp III est à 6 000 mètres. Le pic est l' un des
« sept mille » les plus gravis du monde, en raison de son
accès facile et de l’absence de difficultés de certaines voies.
Le
groupe s'est étoffé durant la balade.
Retour
au point de départ après avoir récupéré une Autrichienne
souffrant de maux de tête lié sûrement à l'altitude. Petit encas
vers 14h. Une famille allemande est également au camp.

Notre
fin d'après-midi sera consacrée à l'attente d'un taxi qui nous
ramènera à Sary Mogol. Deux heures à descendre les dernières
bières laissées au frais dans le lac. Nous continuons à faire
connaissance, à l'ombre de la yourte. Encore un de ces moments
privilégiés. Léo va devenir avocat en septembre, Charlotte est
kiné. Elle a rencontré Thomas cette année et ils passent trois
semaines au Kirghizistan. Ils sont fans de trek et veulent se faire
un méga repas de fromages en rentrant en France (pour l'anniversaire
de Thomas). Voilà pour l'essentiel.
Notre taxi arrive enfin. Nous quittons le camp, fatigués mais comblés.

Ne
manque que Michel Strogoff.
Arrivée
à Sary Mogol.

18h30.
Installation dans une maison située un peu plus haut dans le
village. L'auberge du CBT est complète. C'est une famille qui
nous accueille.
Longue
discussion et beaucoup de bières devant le coucher de soleil. Grosse
descente pour Charlotte. On est sale, fatigué mais qu'est-ce qu'on
est bien.
La douche.

Il faut imaginer être dans le noir total. L'eau chauffe sur le poêle comme dans un sauna. Il y a un seau pour l'eau chaude et un seau pour l'eau froide. L'endroit n'invite pas au rapprochement corporel.
Les toilettes

La
maîtresse de maison nous a préparé un excellent repas. Il va
falloir se mettre encore en tailleur.
Il
est temps pour nous de nous coucher. Ce voyage est extraordinaire.
20/08/2015.
Lever assez tôt. Le pic Lénine commence à se couvrir. Nous avons
le temps de nous rendre au marché du village avant de rentrer sur
Och.
Les
animaux ne sont pas à la fête, comme partout. Certains sont chargés
dans les voitures, parfois trois moutons sont entassés dans le
coffre.
Un
taxi nous prend à 11h devant le CBT. Il nous ramène à Och pour 400
soums par personne.
3h30
de route magnifique à travers les montagnes. Impossible de somnoler.
Je veux profiter des derniers instants passés au Kirghizistan.
Arrivée
à Och. Le retour à la civilisation : bouchons, pollution. Nous nous
séparons de Thomas et de Charlotte qui logent dans un petit hôtel à
quelques minutes du CBT Alay Hotel. Ils continuent leur voyage vers
le nord en direction de Bichkek.
Nous
récupérons nos bagages à la réception du CBT. Nous
remercions le responsable. Il nous a parfaitement conseillés. Ce
petit tour vers le Pic Lénine était le bon choix. Pas trop de
voiture pour un maximum de trek dans des paysages grandioses. Je
retrouve ma petite chambre à 600 soums avec toilettes privées. Le
grand luxe après deux nuits en yourte.
Grosse
douche puis balade dans les rues d'Och. Puis resto puis Internet.
Nous achetons des billets Andijan - Tachkent pour 54 euros. Autrement
dit, 55mn d'avion au lieu de 10 heures de taxi collectif avec check
point en bonus pour 35$ de plus. Gros soulagement.
Puis Kebab puis bières. Nous fêtons notre dernière soirée ensemble. Demain matin, Léo partira plus au nord. Nous, nous rejoindrons l'Ouzbékistan. C'est qu'on s'attache !!! Léo m'aura appris que l'on peut voyager autrement qu'avec un guide dans la poche, c'est-à-dire avec son portable. Il suffit d'acheter une carte Sim et plein de mégabits !!!!! Et hop, on est toujours connecté. Finis les cartes, les plans, les guides..... Super pratique mais sans charme, à mon avis. La fin d'une époque. L'ère du tout numérique, même en voyage, est né.
Le
21/08/2015. Dernier jour au Kirghizistan. Léo nous quitte. Ca fait
très bizarre de se retrouver à deux. Notre petit trio fonctionnait
bien. Avec Amauri, nous nous ne laissons pas abattre. Avant de
rejoindre l'Ouzbékistan, nous décidons de nous balader dans Och
toute la matinée.
Puis,
balade sur la montagne Soulaïman-Too, appelée aussi "Trône
de Salomon". D'après la légende musulmane, le prophète y
aurait passé une nuit. Cette montagne sacrée figure sur la liste du
Patrimoine mondial de l'UNESCO. Elle domine le paysage de la
vallée du Fergana et forme l’arrière-plan de la ville d’Och.
Pendant
plus d’un millénaire et demi, Sulaiman-Too a été un phare pour
les voyageurs. Ses cinq pics et ses flancs abritent d'anciens lieux
de culte et des grottes ornées de pétroglyphes, ainsi que deux
mosquées (XVIème siècle). On y trouve aussi de nombreux sites
rituels dont 17 sont encore utilisés. Dispersés autour des pics,
ils sont reliés par des sentiers et sont associés à des croyances
: cures soignant la stérilité, les migraines, le mal de dos et
accroissant la longévité. Le site est considéré comme un parfait
exemple de montagne sacrée d’Asie centrale, adorée à travers
plusieurs millénaires. (UNESCO)

Visite
du musée
Porte
d'entrée de la montagne.

Il
est environ midi. Nous rentrons au CBT pour prendre une dernière
fois nos affaires. C'est l'heure de quitter le Kirghizistan. Il faut
passer la frontière avant 16H. Nous avons largement le temps mais
sait-on jamais. Un taxi nous amène à la frontière. Fouille... Côté
ouzbèk, toujours le même rituel. Les policiers prennent un certain
plaisir à découvrir les dernières nouveautés embarquées par les
touristes.




















































































































































































































































































































































































































































































































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